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Politique monétaire en RDC : la Banque centrale assouplit son taux directeur dans un contexte de stabilisation économique.

La Banque Centrale du Congo (BCC) a décidé d’abaisser son taux directeur de 15 % à 13,5 %, à l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire tenue jeudi dans la capitale congolaise. Une décision qui s’inscrit dans un environnement marqué par un net recul de l’inflation et des perspectives économiques jugées favorables.

Présidée par le gouverneur André Wameso, cette session a permis de constater une amélioration progressive des principaux indicateurs macroéconomiques. La croissance économique devrait atteindre 6,2 % en 2026, contre 5,8 % l’année précédente, soutenue à la fois par les performances du secteur extractif et la résilience des activités hors mines. Parallèlement, l’inflation a connu une baisse significative. À fin mars 2026, elle s’établit à 2,2 % en glissement annuel, contre 10,1 % à la même période en 2025.

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Selon la BCC, cette évolution est notamment le résultat d’un encadrement plus strict de la liquidité bancaire, bien que certaines pressions subsistent, liées aux anticipations des opérateurs économiques et à des facteurs saisonniers, notamment sur les produits céréaliers. Sur le marché des changes, la situation demeure contrastée. Le franc congolais s’est légèrement apprécié sur le segment parallèle, mais accuse une dépréciation de 3,08 % sur le marché officiel depuis le début de l’année.

Cette tendance est en partie attribuée à une demande accrue en devises, observée après les dépenses liées aux fêtes de fin d’année. Malgré ces signaux encourageants, la Banque centrale reste vigilante face aux incertitudes extérieures. Le contexte international, marqué notamment par les répercussions du conflit au Moyen-Orient, continue de peser sur les marchés énergétiques, les coûts logistiques et les dynamiques inflationnistes à l’échelle mondiale.

Dans ce cadre, le Comité de politique monétaire a privilégié une approche prudente, visant à soutenir l’activité économique tout en maintenant des conditions financières stables. Le taux des facilités de prêt marginal a ainsi été ramené de 19 % à 17,5 %, tandis que les coefficients de réserve obligatoire sont restés inchangés. Par ailleurs, la BCC a annoncé l’introduction d’une nouvelle maturité de six mois pour les Bons BCC, une mesure destinée à optimiser la gestion de la liquidité bancaire.

L ’institution monétaire appelle à la poursuite de politiques économiques rigoureuses et à une coordination accrue des instruments conjoncturels, afin de consolider durablement la stabilité macroéconomique en République démocratique du Congo.

La rédaction

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